Sainte Thérèse s’invite dans le voyage
C’est une histoire un peu particulière. Sainte Thérèse de Lisieux s’est, en effet, invitée dans notre voyage.
Il faut savoir que je ne suis pas vraiment fan d’illustrations religieuses, ni d’autres bondieuseries. Le jour où nous avons quitté notre appartement, une fois tout débarrassé, je fais un dernier tour pour vérifier qu’on n’a rien oublié. J’entre dans la chambre et, sur une étagère, je trouve une image de sainte Thérèse de Lisieux. Je ne l’avais jamais vue auparavant ; j’ignore d’où elle sortait.
Je devais me dépêcher : nous avions rendez-vous avec nos amis sur la Grand-Place, et je devais encore remettre les clés à l’agence immobilière.
J’avais le choix entre jeter cette image ou l’emporter. Les poubelles étaient déjà sorties ; dans la précipitation, je l’ai glissée dans la poche de la sacoche, avec le passeport, le permis de conduire, etc.
Puis j’ai oublié cet épisode. En défaisant les affaires après notre arrivée à La Paz, je retombe, étonné, sur cette image — que j’avais complètement oubliée.
Intrigué, je suis parti à la recherche de qui était sainte Thérèse, sur Internet.
« Toute petite qu’elle était, comme elle se décrivait, elle a touché des milliers de cœurs dans le monde par ses écrits. »
Thérèse Martin a vécu au XIXᵉ siècle et s’est éteinte très jeune, à vingt-quatre ans. Elle ressent très tôt un appel à la vie religieuse et, surmontant les obstacles, entre au Carmel de Lisieux à quinze ans.
Thérèse mettait de l’amour et de la confiance dans chaque petite chose du quotidien, même les plus banales. Elle s’émerveillait à l’idée que le Seigneur se plaise à recevoir, jour après jour, seconde après seconde, tous ses actes d’amour. Elle appelait cela la « voie de confiance et d’amour », ou la « petite voie ». C’est ce qu’elle souhaitait transmettre au monde — et qui se réalisera, après sa mort, avec la publication d’Histoire d’une âme. Ce livre, où elle raconte sa vie, conquerra le monde (traduit en plus de soixante langues). Canonisée en 1925, elle est considérée comme l’une des plus grandes saintes. Édifiée en son honneur, la basilique de Lisieux est le deuxième plus grand lieu de pèlerinage de France, après Lourdes.
Ce qui me touche, dans le peu que j’ai lu pour l’instant, c’est cette reconnexion à la simplicité. Je ne suis pas hostile aux gens d’Église ni aux autres religions, même si je n’ai le sentiment d’appartenir à aucune d’elles — pour plusieurs raisons, mais c’est une autre histoire. Je sais que certaines personnes inspirent bien au-delà de leur religion ou de leurs croyances.
Je ne mesure pas encore la portée du message de cette image dans ce voyage. Je laisse venir les choses, et on verra. Je ressens simplement que sainte Thérèse reviendra régulièrement, comme un fil conducteur. À suivre, donc…